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Report 24. Gestion et impacts des haies vives, PADF/Camp-Perrin

Author

Pierre, Frisner
Lea, John Dale (Zach)
Saint-Dic, Roosevelt

Publisher

Auburn, Ala. : Haiti Productive Land Use Systems Project, South-East Consortium for International Development and Auburn University

Abstract

But de L'étude et Antécédents du Programme Cette étude a pour but de mieux comprendre le programme de promotion des haies vives et d'appréhender leur gestion par les exploitants agricoles. Le programme a été mis en place à Ste Hélène des Octobre 1987, à Banatte et à Gayita à partir de Janvier 1992. Jusqu'en Février 1994, 298 parcelles représentant 35,8 hectares environ ont été protégées, avec 70089 mètres de haies. Résultats de L'étude Etats des haies vives 46% des parcelles étudiées comportent des haies vives en bon état, 32% ont des haies vives un peu négligées tandis que les haies vives sur 22% des parcelles sont soit totalement abandonnées ou détruites. Le tableau ci-dessous donne une idée plus complète de l'état des haies vives. Cette classification est basée sur le pourcentage de réussite des haies. Nous avons constaté une forte densité de semis. Plus d'une cinquantaine de grains de semences sont semés par mètre linéaire alors qu'il est recommandé de semer 10 à 20 plants par mètre. Il en résulte des haies touffues d'autant plus que l'éclaircissage n'est pas pratiqué. L'espacement entre deux plants est presque nul; la compétition entre les plants réduit la production de biomasses (plants chétifs). Trois principaux facteurs ont été mentionnés par les enquêtés comme à l'origine des brèches et des cas de détérioration: - Le pâturage (39,2%), certains planteurs attachent les animaux dans la parcelle protégée alors qu'il leur est conseillé de les faire manger ailleurs (dans un joug en dehors de la parcelle). - Les mauvaises levées (26,3%): cette cause assez importante soulève le problème de la viabilité des semences. Elle pourrait aussi être liée au mode de semis, à la profondeur de semis et au traitement "pré-semis". - L'eau de ruissellement (25,5%): ceci fait questioner la technicité des structures en relation avec la pente et le type de sol. D'autres facteurs comme les piétinements (passage dans le jardin), le brûlis etc. sont résiduels (moins de 10%). Gestion des haies vives Concernant la gestion des haies vives, les planteurs n'ont pas tout à fait respecté les recommandations de PADF. En témoigne le tableau suivant. Impacts des haies vives Les haies vives ont des impacts sur la productivité de la terre. Plus de 80% des exploitants enquêtés affirment avoir observé une augmentation de rendement dans les parcelles protégées de l'ordre de 25 à 50%. L'augmentation de la capacité du sol à produire est aussi traduite par l'introduction d'espèces plus exigeantes en eau et en éléments nutritifs comme les maraichers, le haricot. Deux parcelles abandonnées, ne pouvant ni être cultivées ni servir de pâturage ont été récupérées à des fins productives. L'efficacité des structures est aussi traduite par une accumulation moyenne de 17 cm de sol derrière les haies vives. La tenure foncière semble être aussi affectée positivement. Certains exploitants agricoles déclarent ressentir plus de sécurité sur les terres en faire valoir indirect oú les haies vives sont établies parce que leur présence garantit la reconduction du bail. Espèces appréciées Il y a une forte demande pour les espèces qui produisent des planches de qualité comme le cèdre, le chêne, l'acajou etc. pour planter derrière les haies et sur les lisières des parcelles. Les planteurs les préfèrent même aux arbres fruitiers. Le leucaena, de son côté, est accepté par les bénéficiaires pour les haies vives. Il figure chez 40% des enquêtés parmi les trois espèces préférées et est reproduit par 80% des enquêtes. Ce résultat est contraire à la constatation de Richard Swanson et al (SECID Report No. 7: "Observation of farmers' disfavor of leucaena") exprimant la réticence des agriculteurs vis à vis du leucaena. Ce préjugé existait effectivement au début de l'implantation du programme mais il a été vite dissipé. Assistance en semences d'haricot comme mesure d'accompagnement Le programme de prêts de semences d'haricot est un bon stimulant pour l'implantation des haies vives. Cette aide encourage les plus défavorisés économiquement d'autant que la faiblesse de leur pouvoir d'achat ne leur donne pas accès aux semences d'haricot relativement onéreuses sur le marché. Elle incite même ceux qui ne sont pas propriétaires à participer au programme. Cependant, des effets indésirés sont à signaler: - Les prêts de semences n'étant liés qu'aux haies nouvellement établies, les haies anciennes sont pour une bonne part moins entretenues. - Certains planteurs non motivés, n'ayant pas bénéfiçié de semences d'haricot, ont volontairement détruit les haies anciennes en signe de protestation. - La quantité de semences d'haricot engagée dans le programme reste insuffisante et la qualité s'altère. Les taux de remboursement en semences d'haricot sont faibles: 79% à Gayita, 56% à Banatte et 24% à Ste Hélène. Autre contraintes Les haies sont érigées en début de campagne agricole (février-mars), moment où la main d'oeuvre familiale est très occupée. Cela limite de développement du programme. Toutefois, cette période reste stratégique pour l'implantation de haies vives: pluie pour la levée du leucaena. Pour l'entretien des haies et l'érection de nouvelles, certains planteurs ne sont pas équipés. Les pioches et les pelles nécessaires à l'érection de haies à côté des houes et des machettes sont rares. Ce problème est sur le point d'être contourné; PADF/Camp Perrin est en train d'établir avec les groupes un programme de banque d'outils. Recommandations Propositions des bénéficiaires On a prix la précaution de demander aux enquêtés ce qu'ils pensent du programme des haies vives et leurs propositions pour une amélioration éventuelle. Les propositions des planteurs tournent autour de quatre axes principaux: - Augmentation de la distance entre deux rangées de haies (38,2%): à présent, elle varie généralement entre 3 et 8 mètres avec une moyenne de 5,10 m. Une telle distance interdit le pâturage à l'intérieur des parcelles où sont implantées les haies vives. - Arbres de valeur (23,3%) et arbres fruitiers (20,9%): Les bénéficiaires souhaitent ardemment voir à leur disposition des espèce très utiles pour planter derrière les haies ou sur les lisières de la parcelle. On peut supposer que la présence de ces espèces désirées va les interdire à ne pas faire pâturer la parcelle et garantir une protection plus durable des haies. - Semences d'haricot (20,9%): Les bénéficiaires désirent que l'approvisionnement soit plus sûr et signicatif. - Formation/motivation (15,1%): Les enquêtés se plaignent d'un certain relâchement au niveau de la formation. Depuis juillet 94, la formation des membres de groupe est arrêtée au niveau des trois zones d'intervention et l'esprit de groupe tend à disparaître. La connaissance au niveau des groupes semble être limitée à quelques membres, comme les formateurs, les formateurs/extentionnistes, les collecteurs de données. Des éléments importants de gestion ne sont pas connus de tout le monde à l'établissement des haies vives. Cependant, deux informations essentielles "hauteur des coupes" et "utilisation des branches" cont connues par la mjorité des enquêtés. Nos recommandations (a) Contre la détérioration des rampes: - Concilier haies vives et pâturage. Le projet PLUS doit étudier comment accomoder les habitudes des planteurs avec le programme des haies vives. Une des approches serait d'augmenter la distance entre deux rangées de rampes. Cette distance doit être supérieure à deux fois la longeur de corde de l'animal attaché habituellement sur la parcelle. Entre les deux rampes, on pourrait aussi semer une rangée de graminées pour compenser l'augmentation de distance et entrer dans la logique de pâturage des planteurs. PADF a entamé un essai à Banatte en établissant des canaux de contours en lieu et place des haies vives. - Contrôler la qualité des semences de leucaena en procédant au test de germination avant la distribution. Le repassage après levée est à pratiquer. - Améliorer la technicité par la formation et l'information. (b) Pour encourage la protection de toutes les terres de pente Il s'en suit, de ce qui précède, que toutes les terres de pente ne peuvent pas être protégées avec la technique des haies vives telle qu'elle est appliquée; car pour des besoins d'élevage, les planteurs laissant sans protection une partie de la même portion de terre. Pour les porter à protéger contre l'érosion les terres de pâturage, le projet PLUS doit développer une approche complémentaire qui prendra en compte l'affectation des terres avec des recommandations spécifiques pour différents reliefs et utilisations de sols. (c) Contre les effets indésirés du programme "prêts de semences" - Dissocier prêts de semences et seulement haies nouvelles. Généraliser en mettant en relation prêts de semences et haies en bon état. - Rendre le programme de prêts de semences autonome en le transférant aux fédérations qui engageront la responsabilité individuelle. Les fédérations auront soin d'exiger un intérêt pour la survie et l'extension du programme. -Provoquer des prêts inter-regionaux de semences. Au lieu de vendre et attendre la prochaine saison (8 mois environ) pour racheter; étant donné que les saisons de cultures d'une région à l'autre diffèrent, PADF pourrait encourager les organisations avec lesquelles il travaille à prêter le stock à des groupes d'une autre région PADF (Jacmel par exemple) et le récupérer après 4 mois. Cela permettra de conserver la variété intiale et le pouvoir germinatif. Cette stratégie est traditionnellement pratiquée entre planteurs en plaine et en montagne dans certaines zones du pays. (d) Pour contourner le manque de travail au moment de l'implantation des haies vives - On peut étaler le trail: ériger les structures un à deux mois avant l'arrivée de la saison pluvieuse et semer à l'arrivée des pluies. (e) Pour s'assurer que les haies vives soient productives et financièrement viables. - PADF doit revoir ses recommandations relatives à la plantation d'arbres, aux densités de semis des arbres plantés et la réparation des brèches dans les haies vives avec son personnel de vulgarisation pour s'assurer que les normes recommandées sont appliquées par les planteurs. Methodologie La démarche consiste principalement et une évaluation (enquête) formelle de 105 parcelles dont les haies vives ont été établies avant Mars 1994. Ces parcelles sont disséminées dans trois bassins versants (Ste Hélène, Banatte, Gayita) couverts par PADF-PLUS/Camp Perrin. Un échantillon aléatoire de 35 parcelles par bassin versant ont été selectionnées pour faire l'objet de l'étude.

 

Purpose of Study and Background The purpose of this study is to understand better the condition of existing Project-promoted hedgerows and to gain some insight into their management by farmers. The PLUS Project started working in Ste Helene in October 1987 and in Banatte and Gayita in January 1992. Up to February 1994, 298 plots with 70089 meters of hedgerows (35,8 hectares in total) were established. Study Results Condition of hedgerow stands Approximately 46 percent of the farm plots in the study have hedgerow stands in good condition, 32 percent of the plots have hedgerows stands in less than good condition, while the hedgerows on 22 percent of the plots have been abandoned or destroyed. Hedgerow stand refers to the number of trees per meter of hedgerow. An ideal stand would have 10 to 20 trees per meter with no inter-tree space larger than 10 cm. We also have noted that, in general, the hedgerows have far too many trees planted per meter. This reduces the biomass production below what could be possible with the recommended tree density and raises the seed cost of establishing the hedgerows. The surveyed farmers mentioned the following three factors as the causes of the breaches found in the hedgerow stands (the numbers in parentheses are the percentages of surveyed farmers who mentioned the cited factor as being the major cause of breaches): - The practice of pasturing animals on the hedgerow-protected plots (39.1%). We should note that the farmers are aware that the project recommends that they not allow animals into the hedgerow areas. - Poor stand establishment (26.3%). This could have several causes such as the germination rate of the seed used, the pre-treatment of the seed, or the placement of the seed in the seedbed. - Water damage (25.5%). This raises the question whether or not the placement of the hedgerow structures and other technical recommendations were appropriate for the slope and soil type of the given plot. Hedgerow stand maintenance Hedgerow management techniques promoted by the PLUS project are not followed very closely by the farmers. Hedgerow impacts The hedgerows have a positive impact on land productivity. More than 80% of farmers interviewed estimate the increase of production due to the presence of hedgerows on their field to 25-50%. Another indicator of the improvement of productivity is the introduction of more demanding, in terms of their soil requirement, crops such as vegetables or beans. Two previously abandoned plots were brought back into cultivation due to the presence of hedgerows. Land tenure also appears to be positively affected. Some tenant farmers indicated they felt more secure in their access to land on which they had established hedgerows because of the positive responses from their landlords to their stewardship of the land. Desired tree species There is a strong demand for tree species that produced good quality wood such as cedar, oak, and mahogany for planting at wide spacing within the hedgerows and on field borders. Planters prefer forest species to fruit trees for these uses. Leucaena is acceptable for use in hedgerows. In fact, 40% of respondents placed leucaena among their three favorite species and 80% of respondents have planted leucaena elsewhere. This result contradicts the observation by Swanson et al. (SECID Report No. 7) that farmers disfavor leucaena. PADF staff noted that prejudice against leucaena existed at the beginning of the hedgerows program but quickly dissipated after farmers better understood the benefits of leucaena. Bean seed assistance measures The bean seed loan program stimulates hedgerow establishment. One component of this stimulus is on poorer peasants who, without the program, would have limited access to the expensive bean seed. Even those who are not land owners and must construct hedgerows on other people's land to gain access to the seed are participating. However, some undesired side effects of the seed program are: - Since the bean seed loan program is linked only to newly established hedgerows, the older hedgerows tend to be less well maintained than desired. Some planters who have not received bean seeds have destroyed established hedgerows as a protest against the program. - The quantity of bean seed used in the program is insufficient; additionally, the quality tends to deteriorate. The reimbursement rate for the seed is low: 79% at Gayita, 56% at Banatte and 24% at Ste Helen. Other constraints The hedgerows are usually constructed at the beginning of the rainy season when the family is busy planting their main crops. This factor has limited the development of the program. However, this period is important for hedgerow establishmen since the leucaena seeds need the rains to germinate. For the maintenance of the hedgerows and the establishment of new ones, some farmers do not have adequate tools. They seldom have picks and shovels. This problem is being addressed through PADF's program of tool banks. Recommendations Suggestions of the beneficiaries We asked the farmers to give their opinions about the hedgerow technique promoted by the Project and their suggestions to improve the intervention. Their suggestions could be grouped into four main points (percentages in parentheses indicate percent of respondents so responding): - Increase the distance between hedgerows (38.2% of interviewed farmers). The distance observed in the study varies between 3 and 8 meters with an average of 5.10 m. Such a distance interferes with farmers' practice of pasturing their animals in harvested fields. - High value trees (23.3%), fruit trees (20.9%): The beneficiaries would strongly like to have some useful tree species to plant behind the hedgerows or on the borders of the parcels. This may also discourage the farmers from putting animals to graze on the parcel (so as to protect the desired trees) and may guarantee longer protection of the hedgerows. - Bean seed (20.9%): the farmers would like to have larger amounts of the seed supplied on a regular basis. - Training/motivation (15.1%): The interviewed farmers complain about the present lack of training. Since July 94, farmer's group training has been stopped. Consequently, the group spirit is disappearing. Only some group members, such as the trainers, the trainer/extensionists and the data collectors have received complete training. Thus, many farmers have not been taught about some important hedgerow management techniques. However, two essential pieces of information, "cutting height" and "uses of the pruned branches" are known by the majority of farmers. Survey team recommendations. (a) To prevent the deterioration of the hedgerows: - The PLUS project should study ways to accommodate the farmers' practice of grazing their livestock. At present, some farmers do not install hedgerows on parts of their land to reserve these parts for the traditional cropping/grazing pattern because the current hedgerow intervention does not accommodate the farmers' livestock management practices. Accommodating grazing may encourage farmers to construct hedgerows on more of their plots. One approach could be to increase the distance between hedgeros. This distance should be longer than two times the length of the typical cord used for tying animals on the parcel. To compensate for the longer distance and associated reduction in erosion control, one or more rows of heavy grasses could be established between hedgerows. PADF has started experimenting with a method to accommodate grazing by building hillside ditches to replace some hedgerows. - Control leucaena seed quality through a germination test before distribution. Replant breaches or voids in the hedgerows after germination. - Improve farmers' knowledge of hedgerow use and maintenance through more complete training and information dissemination. (b) To encourage erosion control on 100 percent of farm plots: As noted above, the current hedgerow intervention is unacceptable for those portions of land (often within the same parcel of land on which hedgerows are installed) reserved for the traditional cropping/grazing pattern because the animals tend to destroy the hedgerows. It follows that protected. Thus, the PLUS project should develop an additional intervention that will be effective for soil and water conservation purposes and acceptable to farmers for use on those portions of land reserved for the traditional cropping/grazing pattern. (c) To avoid the undesirable effects of the "seed loans" program: - Do not make seed loans dependent upon establishment of new hedgerows. Generalize the strategy by giving seed loans to farmers having well-managed hedgerows, either new or old. - Make the seed loan program autonomous by transferring it to farm group federations where individuals will take more responsibility. The group federation will demand an interest in-kind for the loan and this will assure the survival and extension of the program. - Stimulate an inter-region seed loan program. Instead of selling seed at harvest and waiting for the next season (about 8 months) to buy seeds again and considering that crop calendars are different from one region to another, the seed stock could be loaned to groups in another PADF region (Jacmel for example) and be recuperated after 4 months. This strategy will help preserve the initial variety and its germinative power. (d) To address the problem of lack of manpower during the time of hedgerow establishment: - It is recommended the work be divided: build the structures one or two months before the rainy season and sow the hedgerows when the rains come. (e) To assure that hedgerows are as productive and financially viable as expected: - PADF should review hedgerow establishment recommendations relating to tree planting, established-tree densities and breach reparation within the hedgerow with its extension personnel to insure that recommended practices are being extended to farmers. Methodology The study is based on a sample (n = 105) of farm plots drawn from the population of farm plots containing hedgerows established prior March 1994, located in three watersheds (St. Helene, Banatte, and Gayita) near Camp-Perrin and served by PADF/PLUS (Pan American Development Foundation/Productive Land Use Systems Project). A random sample of 35 farmers was selected for participation in the survy from a census of farmers having installed hedgerows in each of the three localities.

 

Bi Etid la ak Premye Enfòmasyon Bi etid sa-a, se pou pi byen konprann pwogram ranpvivan PADF/Kamperen te met kanpe ak plantè ki nan Sentelèn, Banat ak Gayita. Epi gade kouman plantè yo jere ranp yo. Pwogram nan te kòmanse nan Sentelèn nan mwa oktòb 1987, li kòmanse Banat ak Gayita nan mwa janvye 1992. Rive mwa fevrye 1994, 298 jaden (35,8 ekta) te kouvri ak ranp. Sa fè yon longè 70089 mèt ranpvivan. Rezilta etid la Eta ramp yo Nan tout jaden nou te konsidere yo 46% te byen mennen, 32% pat twò byen mennen epi gen 22% plantè yo te oubyen abandonnen oubyen detwi. Tablo ki prezante pi ba bay plis detay. Pou'n kab fè klasifikasyon sa-a, nou retire nan longè total ranp yo (konsidere kòm 100%) longè espas vid nan ranp yo divize pa longè ranp tabli nan jaden sa-a miltipye pa 100. Nou konstate lesena simen yonn sou lòt; pa preske gen espas ant de pye lesena. Plant yo vinn piti; kantite byomas yo dwe pwodwi yo pa arive fèl. Plantè yo te site twa rezon ki fè ranp yo kraze: - Mare bèt (39,1% te di sa): Moun yo mare bèt nan jaden ki gen yo alòs yo te dwe jouke bèt yo deyò. - Lesena ki pa byen leve (26,3%): sa vle di ke pwoblèm nan kalite semans yo. Pwoblèm yo kab sòti nan fason yo simen-an, fondè yo met semans yo, tretman yo bay semans yo avan yo simen. - Kouran dlo (25,5%): fè panse a kote teknik estrikti yo. Pant tè-a ak kalite tè-a kab la kòz tou. - Lòt bagay tankou pye, dife pa fè twòp dega. Jesyon ranp yo Pou jesyon ranp yo, plantè yo pa obsève tout rekòmandasyon PADF yo. Tablo ki vinn apre-a bay yon lide. Enpak ranp yo Ranpvivan bay tè yo plis fòs. Plis pase 80% nan moun nou pose kesyon yo di yo konstate ke randman jaden yo ogmante ant 25 a 50%. Lòt plant ki pi ekzijan tankou legim, pwa ... yo fè nan jaden yo, montre tè-a vinn pi gra. Gen menm 2 jaden ke mèt yo te abandonen paske yo pat kab fè anyen, koulye-a yo travay yo granmesi ranpvivan. Pwogram ranpvivan fè moun ki pa mèt tè pase plis tan sou li paske si gen ranp sou yon tè, mèt li pap mande'l. Pye bwa yo renmen Plantè yo mande anpil pye bwa ki fè bon planch tankou: sèd, chèn, kajou elatrye pou plante dèyè ranp yo. Yo menm pi renmen yo pase bwa ki bay fwi. Yo renmen lesena tou. Gen 40% nan moun nou te ankete yo ki site lesena nan 3 pye bwa yo pi renmen yo; gen 80% ki replante-l nan lòt jaden. Rezilta sa-a pa meme ak obsèvasyon Swannon ak lòt (SECID Report No. 7: "Observation of farmers' disfavor of leucaena") ki te montre peyizan pat renmem lesena. Peyisan yo te pè lesena lè pwojè a te fenk kòmanse paske yo te konn di lesena kale po zannimo; apre eseyaj, yo pa pè-l ankò. Pwogram prete semens lan Pwogram prete semens pwa-a ankouraje moun fè ranp vivan. Ed sa-a ankouraje moun ki pa gen mwayen achet semans pwa ki vann twò ché pou yo. Li chofe menm moun ki pa mèt tè antre nan pwogram nan. Men prete semans pwa-a gen anpil ti tèt chaje: - Kò pwogram nan bay ankourajman sèlman pou fè nouvo ranp, plantè yo pa toujou enterese pran swen ansyen ranp yo. - Kèk plantè ki pa jwenn semans detwi ranp yo pou kab bay teknisyen yo chagren. - Kantite semens ki nan pwogram nan twò piti; epi kalite semans lan ap bese. Se pa tout moun ki prete semans ki remèt. Konsa nan Gayita yo remèt 79% nan sa yo te prete, nan Banat 56%, nan Sentelèn sèlman 24%. Lòt pwoblèm Ranp yo fèt nan moman moun yo okipe; lè travay pou prepare tè pou fè jaden. Sa fè moun yo pa kab fè anpil ranp. Menm periòd sa, se li ki pi bon paske se lè ki gen lapli pou lesena pouse. Pou pran swen ranp yo, anpil plantè pa gen zouti (pikwa, pèl). PADF koumanse rezoud pwoblèm sa-a. Rekòmandasyon Pwopozisyon plantè yo Plantè yo fè kat kalite pwopozisyon: - Ogmante distans ant de ranje ranp (38,2% te mande-l): Distans ant de ranje ranp varye ant 3 a 8 mèt; mwayenn nan se 5,10 mèt. Distans lan twò piti paske moun yo bezwen mare bèt. - Bwa ki gen valè (23,3%) ak pye fwi (20,9%): Plantè yo ta remmen pou yo bayo bon bwa ki ta kab fè yo fè yon ti kòb pou yo plante dèyèe ranp yo. - Semans pye (20,9%): Yo ta vle semans lan pi si; epi pi plis. - Fòmasyon ak motivasyon (15,1%): Moun yo swete gen plis fòmasyon: gen menm fòmasyon ki te konn fèt, depi jiyè 1994, yo pa fèt ankò. Ki fè se yon ti group ki gen tout fòmasyon yo. Menm si gen anpil bagay enpòtan plantè yo pa konnen; prèske tout konnen wotè pou yo fè koup yo ak sa pou yo fè ak branch yo. Rekòmandasyon pa nou (a) Pou anpeche ranp yo kraze. - Fè ranp yo a yon distans pou moun yo kab mare bèt nan jaden yo. Distans sa dwe plis pase de fwa longè kòd bèt ki konn mare sou tè-a. Ant de ranje ranp, yo ta mete yon ranje zèb pou konpanse longè ki ogmante-a. PADF gen yon esè konsa lap fè Banat men li ranplase ranp yo pa kanal kontou. - Kontwole jèminasyon semans lesena yo avan yo distribye-l bay plantè. Lè yo fin plante lesena, yo dwe simen ankò kote ki pa leve yo. - Fè fòmasyon pou ranp yo kab pi byen fèt. (b) Pou tout tè panche kab pwotege san kite moso Sa ki sot di pi wo-a, montre tout tè panche pa kab pwoteje ak ranp jan yo fè-l nan tè yo koulye-a. Nou sot wè ke anpil plantè ki bezwen mare bèt kite yon pòsyon nan jaden an san ranp. Pou ankouraje yo pwoteje tè yo fè patiraj, pwojè PLUS dwe met sou pye yon lòt apwòch enplis sa lap sèvi-a pou tè patiraj yo. (c) Pou rezoud pwoblèm prete semans yo - Pa prete semans sèlman pou nouvo ranp men pito pou ranp ki byen jere. - Bay federasyon gwoupman yo jere pwogram nan. Fè chak moun responab pou tèt yo ak pou gwoup li ladan an epi lap mande yo ti enterè sou pwa pou pwogram nan kab grandi. -Ankouraje prè semans ant rejyon yo. Olye chak rekot yo vann pwa yo et yo achte lè yo bezwen plante, yo ta kab prete nan yon lòt rejyon tankou jakmel epi repran-l lè plantè Jakmel rekolte. Konsa yo kapab konsève varyete semans lan ak pouvwa jèminatif li. (d) Pou plantè yo kab fè plis ranp - Yo ta kab ankouraje plantè yo kòmanse prepare pou ranp yo yon a de mwa avan travay jaden kòmanse epi yo ta simen lesena lè lapli kòmanse tonbe. (e) Pou pwojè kab asire-l ke ranp yo pwodwi anpil ak pote lajan jan yo te espere'l la. PADF dwe revize rekòmandasyon li yo sou pye bwa ki plante, sou dansite plant yo ak sou reparasyon brèch nan ranp yo avek pèsonèl vilgarizasyon an pou'l ka si plantè yo konnen de rekòmandasyon yo. Metòd Pou'n fè etid la, nou ankete nan 105 jaden kote ranp yo te fèt anvan mwa mas 1994.